M&M’s suscite de vives critiques à cause de son distributeur de bonbons

Posté le 17 avril par Julien dans Actualité

Depuis peu, la société M&M’s a lancé un tout nouveau distributeur de bonbons au chocolat, lequel ressemble à une sorte de tirelire munie d’un levier. Or, au Royaume-Uni et dans d’autres pays anglo-saxons, cet appareil fait l’objet de nombreuses critiques car il ressemblerait à une machine à sous mécanique. En effet, les autorités craignent que le distributeur de friandises commercialisé à partir de 25 € ne fasse indirectement la promotion des jeux d’argent.

M&M’s essuie de vives critiques à cause de son distributeur de bonbons

Les bonbons au chocolat estampillés M&M’s ne sont plus perçus de la même manière au Royaume-Uni et en Australie, régions gravement touchés par la dépendance aux jeux de casino. En effet, le dernier distributeur de friandises mis au point par la marque de confiserie d'origine américaine appartenant à Mars Incorporated fait l’objet de nombreuses critiques : il ressemblerait à un bandit manchot, soit une machine à sous mécanique, comme on en trouvait lors du siècle dernier.

C’est le journal britannique Daily Mail qui fut le premier à rapporter les déclarations de membres du Parlement britannique au sujet du distributeur de bonbons M&M’s. Ces derniers se sont dits « horrifiés » après que la société américaine ait lancé son appareil s’adressant aux jeunes consommateurs de chocolat dans les réseaux de la grande distribution. Ledit objet du litige, qui comporte trois rangées représentant des personnages associés à la marque ainsi qu’un levier faisant véritablement penser à celui d’un bandit manchot, a été présenté en avant-première dans un célèbre magasin de Londres, raison de sa médiatisation rapide.

L’objet litigieux est confronté aux remarques des politiciens

En Australie, le professeur Samantha Thomas, qui a pendant longtemps étudié les effets des jeux de hasard sur les populations juvéniles, a tweeté une photo du fameux distributeur de bonbons mis au point par M&M’s. La publication de la chercheuse en milieu académique, très impliquée dans la prévention des méfaits du jeu, spécialiste de la normalisation du jeu dans le sport et de l’impact des annonces de jeu sur les enfants, a été reprise par de nombreux journalistes britanniques, notamment Rob Davies, qui travaille pour le compte du journal The Guardian.

Suite à la couverture très négative qu’a reçu le produit après son lancement, Mars, propriétaire de la marque M&M’s, l’a immédiatement retiré. Il faut dire que la communauté politique britannique a été sans pitié envers M&M’s. Mme Carolyn Harris, députée travailliste, a par exemple déclaré qu’elle était très « déçue par toutes ses entreprises qui se servent des jeux comme d’une stratégie de marché ». Quant au professeur Thomas, elle s’est dite ravie de voir le produit être retiré de la circulation. En espérant que M&M’s retiendra la leçon !