Un homme tue son patron pour avoir refusé de payer ses dettes

Posté le 29 mars par Julien dans Actualité

L'addiction aux jeux d'argent peut mener très loin. Un homme de l'Ohio a été jugé coupable du meurtre de son patron, qui a été tué car il a refusé de payer les dettes de jeux de son employé. Le patron avait déjà payé pour ce genre de dettes mais a décidé de refuser cette fois. Fou de rage, Donald Dawson-Durgan lui a tiré au fusil dans la poitrine.

Addiction aux jeux mais pas que...

L'addiction aux jeux d'argent est un fléau certes mais ce fait divers démontre une pathologie bien plus grave. Quelque soit le niveau d'addiction, il en faut beaucoup pour pouvoir tuer un homme de sang-froid, qui plus est un homme qui a été un sauveur à plusieurs reprises.

Le 4 mai 2016, Dawson-Durgan a demandé à son patron Anant Singh d'éponger ses dettes. Conscient que ce n'était pas une solution pour l'aider, Singh a refusé, ce qui a provoqué une colère noire de la part d'employé. Le chef d'entreprise avait déjà auparavant donné de l'argent à Dawson-Durgan pour payer ses dettes mais c'était la fois de trop.

Dawson-Durgan devait 46,000$, dont 9,000$ qui avaient été perdus en une nuit au Jack Cincinnati Casino. Incapable de gérer ses finances, il a monté un plan pour extraire l'argent de son patron. Avec l'aide d'une femme qu'il a rencontrée au casino, il a acheté un téléphone prépayé et envoyé des messages de menaces à son boss. Ensuite, il lui a envoyé un message de son propre téléphone pour lui dire de quitter la ville.

Sa première version des faits déclarée à la police attestait d'un meurtre de la part d'une tierce personne, qui était venu de nulle part et qui avait tiré sur Singh. Après quelques interrogatoires, il a finalement avoué le meurtre. Son avocat a ensuite tenté de faire croire que la pression constante des enquêteurs était telle que l'accusé aurait avoué n'importe quel crime. Le jury n'y a pas cru.

Ce qui a frappé le jury et le juge est le fait que Singh avait donné énormément à Dawson-Durgan et que leur relation s'apparentait à une relation père-fils.